
Dylan Robert Parents -Dans son premier rôle au cinéma, Dylan Robert incarne le protagoniste masculin, Zachary, dans Shéherazade.En septembre 2018, le film réalisé par Jean-Bernard Marlin a pour protagoniste une Marseillaise de 18 ans. Il a incarné un gangster de 17 ans tout juste libéré de prison. Zachary développe des affections pour Shéhérazade, une prostituée, après avoir été rejeté par sa propre mère.
En tant que personnage, Dylan Robert s’immerge sans effort dans le rôle. De plus, il a reconnu avoir passé deux fois dans un centre de détention pour mineurs, dont la deuxième le 10 mars 2018. Jean-Bernard Marlin a eu un casting de fou, et il en faisait partie.
Dylan Robert, qui partage la nature impulsive et l’inexpérience de Zachary, a été choisi par le cinéaste. Son naturel ajoute de la réalité à l’intrigue ; il n’hésite pas non plus à changer de sujet de conversation. Grâce à sa performance exceptionnelle, il a été nominé au César 2019 du meilleur espoir masculin. Sa performance dans Shéhérazade lui a valu le César du meilleur espoir masculin le 22 février 2019.
En 2020, suite à ce triomphe, il apparaît dans Battle Brothel de Sabry Jarod et Alexandre Laugier, ADN de Maiwenn, et Les appels au sang de Soso Maness. Après une apparition dans Mastemah deux ans plus tard, il décroche un modeste rôle dans le grand film de Denis Imbert en 2023. Sur les routes ombragées,
Parmi les nombreux ennuis judiciaires de Dylan Robert figure une peine de trente mois de prison pour vols violents prononcée fin janvier 2022. Dans le cadre de deux affaires de vol à main armée en 2017 et d’autres vols violents, il avait déjà passé treize mois en détention préventive. incarcération en jugement et faisait l’objet d’un contrôle judiciaire depuis près d’un an.
Dylan Robert fait face à des accusations de meurtre et de tentative d’assassinat en novembre 2023. Les enquêteurs pensent qu’il a joué un rôle dans la mort par balle de Rayanne, 14 ans, en août 2021, tuée près des Marronniers dans le 14e arrondissement de Marseille. L’acteur est soupçonné d’être celui qui était au volant du scooter qui aurait tiré les balles. Jusqu’à la conclusion du procès, il est présumé innocent et bénéficie de ce privilège.
Une vie qui dépasse les films, Dylan Robert
D’abord dans « Shéhérazade », pour lequel il remporte le César du meilleur espoir masculin ; plus tard, dans la série Netflix “Vampires” et “ADN” de Maïwenn, il fait une entrée spectaculaire. Une image encore plus convaincante peut être dressée à partir de l’existence quotidienne de Dylan Robert. Son retour en prison fin janvier a été le César 2019 du meilleur espoir masculin. C’était avant qu’il ne révèle la vérité à Lisa Vignoli. Les photographies d’Olivier Metzger
Les récits présentés ici vous transportent dans des royaumes inédits. Juste avant que le monde ne sombre dans le chaos en janvier 2020, j’ai commencé à m’intéresser à Dylan Robert, l’acteur qui avait remporté le César du meilleur espoir l’année précédente pour sa prestation dans Shéherazade.
Son talent est encore frais dans mon esprit. Après que lui arrive-t-il ? L’impact de cette récompense sur la vie a-t-il été tel que promis ? Ou est-il maintenant l’un des nombreux rêves voués à l’échec ? Heureusement, j’ai découvert qu’il continuait à travailler sur une série d’horreur fantastique sur les vampires pour Netflix intitulée Vampires.
Il est ensuite apparu dans le film ADN de Maïwenn, avec Fanny Ardant et Louis Garrel. Le cinéma n’a pas échappé à sa densité ; il s’envole progressivement. J’aimerais qu’il me dise que ça a 20 ans. Mais personne près de lui ne répondra à mon appel. Des pauses gênantes, suivies de quelques phrases qui véhiculent : « Nous vous rappellerons, merci.
À cause de cette opacité, je suis fasciné. Ma connaissance habituellement informée m’a entendu en discuter et s’est retenue de rire :Peu importe ce que vous demandez, Dylan Robert, il ne répondra jamais. Il est désormais derrière les barreaux.
Provence et le site du Monde fournissent tous deux des confirmations énigmatiques de sa détention quelques jours plus tard. Après cela, il y eut un silence. Des questions non résolues ont fait surface. Dites-moi ce qui s’est passé.
Pourquoi une puissance inconnue aurait-elle envoyé un acteur prometteur dans les profondeurs du désespoir ? Rien n’en est sorti, à cause de tout, des rendez-vous manqués aux chemins sinueux. Notre souvenir de Dylan Robert a disparu. J’avais besoin de le localiser ; il devait être quelque part.
Au prix de 18 euros/gramme
Un an et trois mois plus tard, en mars 2021, quelqu’un m’a appelé et m’a demandé : « Avez-vous essayé de me contacter ? L’homme est courtois ; En fait, je l’ai harcelé. Son accent du sud fait sourire tous ceux qui rencontrent François. C’est là l’étendue de ce que je connaissais de lui à l’époque. J’avais l’impression qu’il pourrait me présenter Dylan Robert, mais je n’ai aucune idée de son nom ou de sa profession.
Un matin, François m’accueille avec un large sourire honnête et des yeux brillants. Dylan est comme un oncle pour lui ; il fait partie de la famille. De plus, un « De Niro Nephew » apparaît sur son téléphone au moment où nous parlons. Il répond, a une brève conversation, puis se dirige vers la porte. “Très bien, je vais juste l’ouvrir pour toi.” Dylan Robert estlà devant moi; Je le poursuis depuis plus d’un an.
Quelques pulvérisations de Dior homme, une veste zippée noire et des cheveux tirés en arrière. Durant toute ma perquisition, il est resté en détention. A passé treize mois en maison de correction, d’abord à Baumettes puis à Draguignan. Une éternité.Un tribunal a finalement décidé de le placer sous contrôle judiciaire début février, avec un procès prévu en 2022.
Enlevant son masque, il me regarde. “Quand je suis rentré en prison, nous parlions du virus, je pars et c’est toujours d’actualité”, commence-t-il, donnant le ton de la conversation. Nous discutons amicalement de la météo, fraîche mais pittoresque, et de la série Netflix qu’il a vue la veille, Caïd. Il connaît et aime la plupart des acteurs, mais trouve parfois ennuyeux la façon dont les villes de Marseille sont représentées.
Il commence par me parler avec désinvolture : « Il y a tellement de matière ici dans la vraie vie. » Cela me rendrait fou si tu le savais. Il se lève de son siège et récupère une canette de Pepsi. Ses reproches concernant son poids m’ont fait l’analyser d’un peu trop près. Selon lui, il doit faire 72 kg. S’il le faut, il retournera au sport, même si sa taille paraît petite dans son pantalon skinny.
Un air de concentration intense apparaît sur son visage alors qu’il se rassoit : “Dis-moi, quel est ton projet ?” Racontez votre histoire dans son intégralité. Évitez à tout prix la dissimulation ; cela inclut votre jeunesse, votre cercle d’amis, votre première expérience cinématographique, votre ascension vers la popularité, votre temps passé derrière les barreaux, la lumière et l’obscurité.
“D’accord, allons-y”, me dit-il en se levant, en s’étirant comme un chat et en écoutant attentivement. Cependant, les gens ne sont pas préparés à mon récit.L’année 2000 commence à Marseille avec la naissance de Dylan Robert. Camélia, sa sœur aînée, lui ressemble beaucoup, mais elle a de plus grands yeux verts.
En un éclair, le père disparaît. Leur mère les élève toute seule. Heureusement, les grands-parents maternels de Dylan, Émile Robert et son épouse, ne sont pas loin. Sa ville natale est celle-ci, tandis que la sienne est Sfax, en Tunisie. Leur escapade estivale « à la campagne » est un moment joyeux passé ensemble.
C’est aux Olives, dans le 13ème arrondissement de Marseille, qu’ils passent le plus clair de leur temps. Loin de l’agitation de la ville, un cadre champêtre. Au bout d’une longue allée de platanes se trouve un village construit dans les années 1960, abritant des habitations traditionnelles, un bureau de tabac et une paroisse.
Un stade de football juste en face de neuf immeubles de quatre étages. C’est l’idée du paradis de Dylan. Il a la liberté de jouer dehors quand il le souhaite, dès son plus jeune âge. “C’était génial”, se souvient-il, “même si on apprend vite ce qu’est un gardien”, un jeune engagé par l’élite de la ville pour surveiller leurs affaires et sonner lorsque les flics s’approchent.
En voyant sa famille déménager, il a compris les fondamentaux de l’économie souterraine dès l’âge de sept ans. Il se trouve actuellement boulevard National, dans l’un des quartiers les plus pauvres de la ville, non loin de la gare Saint-Charles ; au revoir les amis et les matchs de football sans fin.
Se rappelant : « Je pleurais tous les jours », il s’est effondré. Il a changé d’école « près de dix fois » après avoir abandonné l’école primaire et subi de nombreuses expulsions. Les amitiés se font pour soi quand on est petit. Pour vous, ces gens sont comme des frères.
Parce que vous êtes dans la même classe qu’eux depuis si longtemps et parce que vous partagez leur entêtement et leur manque de compréhension, vous serez placé dans la même classe qu’eux. Même pour ses camarades militaires, il porte une désignation particulière : « cas sociaux » ou « cassos », bien que le terme n’implique pas de froideur ou de cruauté dans son vocabulaire.
Djibril, son jeune frère, a incendié leur appartement par inadvertance alors qu’il avait treize ans. Camélia se précipite pour préserver le peu qu’elle peut. Les trois enfants ont été recueillis par leurs grands-parents, tandis que la mère a été envoyée dans un hôtel Ibis proche de la gare par les services municipaux.
Émile, votre grand-père bien-aimé, meurt et vous devez faire comme si de rien n’était, vous adapter et affronter la vie sans râler. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à me développer de manière indépendante. J’ai absorbé l’animosité sur place. C’est également à cette époque que la nouvelle de moi a commencé à se répandre dans le quartier.
La vie quotidienne, avec ses tabagismes, ses bagarres et son racket, s’efface peu à peu. Dès la sixième année, alors qu’il avait quatorze ans, lui et ses copains spéculaient déjà sur leur avenir financier en pesant des petits cailloux et en sachant que “l’or se négociait à 18 euros le gramme” au hasard.
Les filles de l’école pensent qu’il est un dieu à cause de la rapidité avec laquelle il conduit son scooter et de la façon dont il fait des wheelings. Est-ce un endroit pour les éducateurs ? Ils le remarquent à peine. Il a déjà évolué dans sa vie : « Viens derrière moi », je peux Je l’ai dit à mes compagnons. “On ne s’arrête pas, on roule sur le trottoir.
” “Nous” sommes ceux qui prolifèrent rapidement les vols à l’arraché, les téléphones portables et les sacs à main, et tout le monde veut faire de même. Afin d’effrayer les visiteurs qui viennent de débarquer de leur croisière, “nous” visitons occasionnellement le port où les navires débarquent. “J’étais un vrai bandit même quand j’étais enfant.
” Il suppose que les choses ne seront pas tout à fait ordinaires pour lui, mais alors, qu’est-ce qu’une vie typique exactement ?
Un accident de voiture alors qu’il avait quinze ans l’a paralysé pendant des mois. Il conduisait un fusil de chasse avec un ami qui roulait à toute vitesse lorsque leur scooter est entré en collision avec un 4×4 qui approchait. « Cela m’a fait détester encore plus.
Des gens que je connais m’ont prévenu en disant des choses comme : « Nous venons te chercher ; tu dois sortir et prendre l’air. » Même si ma mère m’a aidé à m’habiller, ils ne sont jamais venus. Dans mes pensées, je les ai insultés pendant que je dormais.
