
Affaire Kalinka Verdict – Il s’agit du premier chapitre d’une saga juridique qui s’étend sur les 29 dernières années. Samedi, le docteur Dieter Krombach a été condamné à 15 ans de prison pour le meurtre de sa belle-fille Kalinka Bamberski.
De ce fait, la cour d’assises a accédé aux demandes de l’avocat général. Ce dernier avait requis vendredi quinze ans de prison, qualifiant cela de « petite peine à perpétuité » compte tenu de l’âge avancé de l’accusé (76 ans, NDLR). À la place, le tribunal utilise désormais l’expression « violence volontaire entraînant la mort sans intention de la provoquer » pour définir le meurtre.
André Bamberski, le père de la victime, a lutté pendant près de trente ans pour que soit traduit en justice le médecin allemand qu’il tient pour responsable du meurtre de son fils, mais ce verdict ne lui permet pas de tourner la page. Il peut enfin « pouvoir faire son deuil », dit-il.
André Bamberski a ajouté : “Ma première pensée va à Kalinka, ce que je lui ai promis, tout ce que j’ai pris a abouti à ce que je voulais, c’est-à-dire un procès complet et équitable”, assurant que sa fille méritait ses trente années d’investigations, d’investigations, et des recherches après qu’elle ait été découverte morte dans son lit le 10 juillet 1982, au domicile familial où elle vivait avec sa mère et le docteur Krombach.
Depuis 1987, cette affaire tend les liens judiciaires entre la France et l’Allemagne. Cette année-là, les procureurs allemands ont abandonné toutes les accusations portées contre le médecin de l’hôpital et ont conclu l’enquête. Suite aux allégations d’André Bamberski, une enquête française a été ouverte, qui a finalement abouti au renvoi du médecin allemand devant la justice.
Ces derniers n’ont jamais été vus. Le père de Kalinka était tellement impliqué dans l’issue de l’affaire qu’il a fait enlever Dieter Krombach dans sa maison en Allemagne et l’a remis aux autorités françaises. L’état de santé des accusés a retardé le procès, qui devait s’ouvrir au printemps 2011.
Juste après que la condamnation de Dieter Krombach ait été révélée, l’un de ses avocats l’a qualifiée d'”inacceptable” et a déclaré qu’il ferait appel de la décision. L’accusé, qui a toujours nié avec véhémence avoir tué l’adolescent, a fait devant le tribunal la déclaration suivante : “Je jure devant le tribunal et devant Mme Gonnin.
Il s’agit du dernier volet d’un drame juridique qui a duré plus de quatre décennies. Le médecin allemand Dieter Krombach, emprisonné en 1982 pour le meurtre de sa belle-fille Kalinka Bamberski, a été libéré pour raisons médicales le 22 février. Dans la matinée, l’ancien cardiologue de 84 ans est sorti de prison à Melun. (Seine-et-Marne).
Le 10 juillet 1982, Kalinka Bamberski, 14 ans, est découverte morte dans sa maison de vacances à Lindau, en Bavière (Allemagne), au bord du lac de Constance.
Malgré les tentatives du père de la victime, André Bamberski, la justice allemande a abandonné toutes les charges retenues contre le médecin en 1987, et celui-ci a pu reprendre sa vie normale en Allemagne. En revanche, il a été condamné par contumace à quinze ans de prison par les autorités françaises.
La décision des juges était identique à celle de 2011. Le médecin allemand Dieter Krombach a été condamné jeudi à la même peine de 15 ans de prison à l’issue de son procès en appel. Une décision conforme aux demandes du procureur général, qui avait demandé un mandat de 15 à 18 ans.
En 1982, il est jugé pour le meurtre de sa belle-fille Kalinka et reconnu coupable de violences volontaires aggravées ayant entraîné la mort par la cour d’assises du Val-de-Marne. Dieter Krombach a maintenu sa position d’innocence tout au long de son procès.
Trois ans se sont écoulés et je suis toujours là sans raison apparente. Je vous promets, sur mon honneur, que je n’ai ni violé ni assassiné Kalinka”, a-t-il juré. Une citation de lui sur “TF1.fr” dit : “Je suis innocent à 100%, il faut toujours des preuves.” Il nous faut une raison. ou une sorte de preuve […]. Kalinka était un gars formidable et j’aimais travailler avec lui.
Après trois semaines de procès, l’homme de 77 ans a plaidé une dernière fois devant le juge, l’air épuisé. Il avait déjà exprimé le souhait de « ne pas mourir en France » avant que le choix final ne soit arrêté.
Mardi, André Bamberski, le père de Kalinka, qui a passé les trois dernières décennies à tenter de faire condamner Dieter Krombach pour agression sexuelle sur sa fille, a accusé Krombach d’avoir “violé” sa fille avant de la tuer avec des injections de poison.
Quelque chose d’assez similaire à ce que retient l’avocat général. Selon le premier, le médecin aurait administré à la jeune fille un somnifère dans le but de l’abuser sexuellement, déclenchant une réaction qui aurait finalement conduit à son asphyxie.
André Bamberski s’est représenté devant le tribunal sans l’assistance d’avocats. Il avait promis sur la tombe de sa fille, qui n’avait que 14 ans à sa mort, qu’il assumerait ce procès. Malgré cette condamnation, il est toujours possible que l’affaire prenne une tournure inattendue.
André Bamberski, toulousain, partage ses réflexions sur la libération conditionnelle de hest l’assassin de la fille dans l’affaire Kalinka Bamberski.Dieter Krombach, un médecin allemand, a récemment été libéré de prison pour raison médicale pour le meurtre, en 1982, de sa belle-fille Kalinka Bamberski. Le meurtrier a été enlevé par André Bamberski, le père de la victime résidant à Toulouse, afin de le remettre aux autorités françaises.
Le cardiologue allemand Dieter Krombach est sorti ce matin de la prison de Melun, en Seine-et-Marne. En 2011, le tribunal lui a imposé une peine de 15 ans de prison pour le meurtre de Kalinka Bamberski, 14 ans. Ce qui s’est passé en Allemagne en 1982.
André Bamberski, le père de la victime qui réside dans la banlieue toulousaine, a planifié l’enlèvement de Dieter Krombach et l’a remis à la justice française en 2009, plus de vingt ans après que le droit allemand ait abandonné l’affaire. Il considère désormais sa libération comme « fondamentalement illégale » et « infondée » et vit à Toulouse.
La fin d’un drame judiciaire qui a duré quatre décennies
Cette affaire remonte à 40 ans. Kalinka Bamberski, une jeune fille de 14 ans originaire de Bavière, en Allemagne, a été retrouvée morte sur la côte du lac de Constance le 10 juillet 1982. On y passait des vacances. Le père, André Bamberski, a lu les conclusions de l’autopsie quatre mois après le décès de son fils. Il pense que Dieter Krombach l’a assassinée pour dissimuler une agression sexuelle.
Pour sa défense lors de son procès en appel, le cardiologue a reconnu avoir administré à la jeune fille un somnifère qui aurait pu être mortel. Les charges retenues contre lui en Allemagne ont été abandonnées. Jusqu’en 2009, lorsque les choses ont commencé à changer dans leur relation.
La même année, le médecin allemand est découvert dans une rue de Mulhouse, dans le Haut-Rhin, ligoté et bâillonné. André Bamberski a orchestré l’enlèvement et embauché des hommes de main des républiques du Kosovo et de Géorgie. André Bamberski, originaire de Toulouse, avait été condamné à un an de prison avec sursis à Mulhouse pour cet enlèvement en 2014.
Le père est furieux car son fils est sorti de prison à Toulouse. C’est incroyable. Même s’il n’a purgé que 10 ans et 4 mois de prison pour ses crimes, la punition était néanmoins terrible. Pour le meurtre aggravé et l’empoisonnement dont il a été victime aux assises, il aurait dû, à mon avis, être condamné à une peine d’au moins 30 ans de prison.
Pendant cinq ans, Didier Krombach s’est battu pour obtenir sa libération pour raisons médicales. En 2016, des tests de diagnostic ont révélé qu’il souffrait de maladies neurologiques et cardiaques. D’après leurs conclusions, un confinement de routine serait préjudiciable à sa santé.
Samedi, après trois semaines de procès pour le meurtre en 1982 de sa belle-fille Kalinka Bamberski, l’Allemand Dieter Krombach, aujourd’hui âgé de 76 ans, apprendra le jugement de la cour d’assises.
Dieter Krombach, juste avant le début du délibéré vers 15h15, a juré devant le juge et la mère de Kalinka, Mme Gonnin, qu’il n’avait jamais blessé Kalinka. C’est la dernière protestation de son innocence par le médecin, après avoir toujours nié toute implication dans la mort de la jeune fille de 14 ans.
Vendredi, le procureur général Pierre Kramer a proposé contre lui une peine de quinze ans de prison, la qualifiant de “petite peine à perpétuité” compte tenu de l’âge avancé du prévenu.
Le juge doit maintenant décider si Dieter Krombach est innocent, coupable de meurtre (si elle conclut qu’il a tué Kalinka avec une intention homicide), coupable de violences intentionnelles (mais pas de meurtre) parce qu’il n’avait pas l’intention de tuer, ou coupable d’homicide involontaire parce que il était négligent.
Andre Bamberski, le père désemparé de Kalinka qui était persuadé que M. Krombach avait assassiné sa fille après l’avoir violée, a déclaré : « Prouver l’intention criminelle était complexe » à la lecture de la décision. M. Bamberski a déclaré : « Je me suis battu pour cela » et il était convaincu que l’accusé ferait appel devant la Cour de cassation.
L’interprète principal a tout sacrifié pour que la pièce continue. Le dernier rideau est tombé samedi 21 octobre, malgré le malaise et l’incrédulité de Dieter Krombach. Son procès s’est conclu par une peine de quinze ans de prison pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la provoquer ». Le médecin est arrivé 29 ans après le décès de sa belle-fille Kalinka, alors âgée de 14 ans.
Cette saga a connu de nombreux développements surprenants depuis ses débuts en 1982. Des certitudes devront être obtenues après le procès.L’assassin de Kalinka, Dieter Krombach,Des somnifères mortels Kalinka Bamberski a été découverte morte dans son lit à Lindau (Allemagne) le 10 juillet 1982, même si son médecin allemand de 76 ans a toujours clamé son innocence.
Son beau-père, Dieter Krombach, a admis plus tard lui avoir donné la veille une dose de fer et des somnifères en raison de son anémie.Le procès s’est ouvert le 4 octobre 2011 à Paris, avec des témoins experts démontrant à la barre que la dose qu’il avait administrée à la jeune fille était nettement supérieure à cellela moyenne.
En fait, il a été découvert dans le corps de Kalinka « en quantités notables », ce qui en fait un produit puissant. De quoi a priori, comme le dit le juriste Gilbert Pépin, “l’endormir complètement pendant huit heures et effacer sa mémoire immédiate”.
Grâce à des méthodes analytiques de pointe, deux autres médicaments ont été identifiés comme étant utilisés en anesthésie hospitalière. Des injections qui, selon l’expert, auraient été administrées à l’adolescent dans les dix minutes précédentes.
