
Christophe Lasserre Ventura Parents – “Mon grand-père Lino Ventura a risqué sa renommée pour que le handicap ne soit plus stigmatisé en France”, dit modestement Christophe Lasserre-Ventura. Ce lundi 4 décembre 2023, France 3 diffusera le touchant documentaire Le Rêve de Lino, qui emmène les téléspectateurs à Angers et révèle le quotidien des détenus d’un foyer d’accueil de Perce-Neige.
Son grand-père, un acteur français, entretenait des liens étroits avec un lieu qui lui a sauvé la vie, et aujourd’hui, en tant que président bénévole de l’organisation, il témoigne de ces liens.
En 1966, votre grand-père Lino Ventura fonde Perce-Neige.
C’est Christophe Lasserre-Ventura : Un vieux conte de 1984. J’ai dix-sept ou dix-huit ans. Le sud-ouest des États-Unis sera le prochain foyer de mes parents. J’ai résidé avec mes grands-parents à Saint-Cloud afin de pouvoir rester à Paris pour poursuivre mes études.
Et depuis, je suis de plus en plus actif auprès de Perce-Neige, je vends des pins, je traite la paperasse et, de manière générale, j’aide. Une nouvelle compétence que j’ai acquise à cette époque était de savoir comment mieux prendre soin de ma tante Linda, qui souffre d’un handicap depuis sa naissance.
Dès le début, mes grands-parents nous ont inculqué une profonde appréciation pour cet objectif. Mais là, en plongeant tête première dans la marmite, je saisis mieux cette association et m’immerge le plus inconsciemment possible.
Lorsque mon grand-père est décédé trois ans plus tard, ma grand-mère m’a invité à rejoindre le conseil d’administration. Mon premier mandat de président bénévole a débuté en 1995. Depuis, chaque année, je renouvelle le même désir.
Je suis capable de le faire en étant entrepreneur et en investissant entièrement dans l’entreprise. Cette route cahoteuse sur laquelle je me trouve actuellement est le résultat de mon héritage moral. La raison en est que le handicap n’est pas un domaine simple.
Difficile de déplacer rapidement les lignes. Mais regardez, ils sont en déplacement ! De plus, Perce-Neige a soutenu d’autres projets liés aux handicaps jusqu’en 1995. Même si c’est merveilleux d’aider les autres, j’ai pensé qu’il serait préférable de mettre notre énergie dans nos projets, nos maisons et les personnes qui nous tenaient à cœur lorsque je suis entré en fonction. cette année.
À partir de là, le développement de l’association s’est poursuivi. A l’occasion de son demi-siècle en 2016, elle s’est transformée en fondation. Je suis fier de nos cinquante résidences réparties sur tout le territoire français, de nos 1 600 collaborateurs et des 1 500 personnes handicapées que nous accompagnons chaque jour.
Faire partie de l’histoire de ma famille et poursuivre ses efforts m’apporte une grande joie. En plus d’honorer mon grand-père, ma tante Linda et ses compagnons croyants sont les bénéficiaires de mon obligation morale de continuer mon travail.
Quel privilège de partager les expériences de ces personnes handicapées ! C’est le moteur de mes décisions et de mes actions. Ces personnes nous comblent d’affection au quotidien et j’aime proposer des solutions qui les invitent. Il est essentiel pour moi de visiter fréquemment nos maisons afin de pouvoir refaire le plein d’énergie grâce à leur aide.
Ce bain profond m’apprend vraiment de précieuses leçons de vie et j’adore m’y plonger. Des cours de formation ont initié mes quatre enfants à cette cause alors qu’ils étaient très jeunes. Mon objectif était de leur inculquer l’importance d’avoir le sens de l’entraide et le fait que la vie est bel et bien une question de priorités.
Selon vous, jusqu’où ont évolué les attitudes des gens à l’égard du handicap ?
En matière d’inclusivité et de bonnes intentions, cette journée ne ressemble à aucune autre. De plus, il est crucial d’attirer l’attention des jeunes d’aujourd’hui. Mon point de vue, en revanche, est que les progrès sont trop lents et que les ressources sont insuffisantes.
Il faut immédiatement déplacer les lignes plus loin car la France manque de quarante mille places d’accueil. En tant qu’entreprise, Perce-Neige n’offre que 30 places lorsque nous ouvrons une résidence. Je vais me retirer et vous laisser faire les calculs.
Le sujet du handicap était interdit lorsque mon grand-père parlait à l’ORTF en 1965. Il était incroyablement intrépide, malgré son statut célèbre. Finalement, il eut le courage de dire à tout le monde que ma tante existait. Parce qu’il a risqué sa renommée pour cet acte, c’était vraiment courageux.
Un délicat documentaire intitulé Le Rêve de Lino a été tourné dans l’une de vos maisons par la chaîne de télévision française France 3. Aux parents qui craignent de ne pas vivre assez longtemps pour voir leurs enfants infirmes à travers ce documentaire, nous offrons nos plus sincères condoléances. Concernant la suite, certains expriment leur inquiétude.
S’il vous plaît, laissez-nous tranquilles ; nous sommes ici pour le leur dire. Tout n’est pas parfait, mais ces gens ne sont pas des monstres et le film nous permet de passer des moments vraiment remarquables avec eux. Ils méritent le respect, une chance de survie et une véritable place dans notre société.
Certainement, parce que mon grand-père avait des liens forts à Baracé. Lorsqu’il fut pourchassé pour avoir déserté les troupes italiennes de Mussolini pendant la Seconde Guerre mondiale, il chercha à s’enfuir là-bas. Il est né et est mort en Italie ; tant de choses sont évidentes. Jamais de sa vie il n’a demandé la nationalité française.
Chaleureusement accueillis, les habitants l’ont accueilli et l’ont caché. Toutes nos vacances en famille se sont déroulées dans cette région, où il a également acheté une deuxième maison. De merveilleux souvenirs, comme rouler dans la moissonneuse-batteuse avec les agriculteurs et jouer au tennis avec mon grand-père, refont surface en revisitant cet endroit.
Même s’il agissait de manière malhonnête, il revendiquait constamment la victoire. Alors je lui ai donné le feu vert pour le faire ! Et c’est alors que le germe d’une idée pour les maisons qu’il avait toujours souhaité pour les personnes handicapées a pris forme. La raison en est que nous avons pu inaugurer notre propre maison en 1994, sept ans après la disparition de mon grand-père, à Baracé. Finalement, c’est là que ma tante Linda a trouvé le repos.
Dans quelle mesure pensez-vous que votre grand-père approuverait la façon dont les choses se passent actuellement ?
Difficile de déchiffrer sa réponse. Chaque fois que j’aurai le plaisir de m’asseoir à côté de lui, je vous en informerai. Rassurez-vous, je fais tous les efforts aujourd’hui pour qu’il soit fier de mes réalisations. Suivant ses principes, je n’ai pas hésité.
Après les disparitions de Lino et Odette Ventura respectivement en 1987 et 2013, leur petit-fils Christophe Lasserre-Ventura a naturellement assumé la direction de Perce-Neige, poste qu’il occupait depuis 1995. À l’approche du 50e anniversaire, il fait le point sur la vie de ses grands-parents. lutter au nom des personnes souffrant de troubles mentaux.
Même si les maisons se portent bien dans leur environnement actuel, il se souvient que les Sèvres avaient déposé une pétition contre le lotissement. “Ces comportements ont révolté mon grand-père”, se souvient Christophe Lasserre-Ventura, qui commémorera avec les locaux cet événement “pas comme les autres”. Contrairement à certaines personnes « ordinaires », ils semblent plus authentiques et plus empathiques. Plus je passe de temps avec eux, plus j’ai envie de savoir ce qui est fou.
Dans le cadre d’une semaine unique de jeu de Jean-Luc Reichmann commanditée par la Fondation Perce-Neige, Christophe Lasserre-Ventura, petit-fils de Lino Ventura, était des visiteurs à 12 coups de midi le lundi 16 octobre.
La Fondation Perce-Neige, fondée en 1966 par Lino et Odette Ventura, est l’organisme caritatif vedette de l’émission Les 12 coups de midi de cette semaine. L’objectif de cette fondation, désignée d’utilité publique l’année dernière seulement, est d’aider les personnes souffrant de déficiences mentales.
Michel Lasserre-Ventura, petit-fils aîné de Lino Ventura et actuel président de l’association caritative fondée par ses grands-parents, était le visiteur estimé de Jean-Luc Reichmann sur le plateau. Avec le lancement de sa nouvelle campagne « Nous avons tous un rôle à jouer » le 16 octobre, la Fondation Perce-Neige vise à sensibiliser,
rassembler des soutiens pour les « Maisons Perce-Neige » et les faire connaître.
Christophe Lasserre-Ventura a partagé avec les téléspectateurs de 12 coups de midi la complicité particulière qu’il entretient avec son papy. A dix-sept ans, Christophe Lasserre-Ventura a passé trois ans aux côtés de Lino Ventura dans son lit d’hôpital. Ce dimanche 22 octobre, nous commémorerons le trentième anniversaire de la disparition sans laisser de trace de Lino Ventura.
Retrouvez les moments forts de la journée dans notre Télé Star. En guise d’humour, elle a été diffusée dans l’émission C’est au de France 2. Dans certains cimetières, il est désormais possible de connaître la vie d’un proche décédé en scannant le code QR situé sur sa pierre tombale. J’ai une idée qui pourrait choquer certains…
Venu à Sarlat pour tourner “Les Misérables”, c’était l’acteur. Parmi ses arrière-petits-fils se trouve un propriétaire foncier en Périgord Noir, offert par ses parents.
Robert Perrin, qui partira dans un voyage “De L’Aventura à Lino Ventura”, a été touché par l’humanité de Lino Ventura et c’est ainsi qu’il a finalement découvert l’acteur. Alors qu’il était à Sarlat en 1980 pour le tournage des “Misérables” de Robert Hossein, il n’a jamais fait l’effort de le rencontrer. Robert Perrin, venu de l’Allier, n’était d’ailleurs pas encore arrivé dans la région.
Ne laissez jamais les dettes dormir, mais surtout ne laissez pas une petite équipe rêver en grand. Des paroles comme celle des “Tontons flingueurs” de Lino Ventura, signée Michel Audiard, auraient pu décrire la liaison entre les héritiers de l’acteur. Qui se battent devant les tribunaux pour sa succession. Jeudi 30 avril, devant le juge des référés d’Angers, leurs avocats se sont battus.
Peu après le décès d’Odette Ventura, le 15 mai 2013, la question du partage de sa succession a été abordée. L’épouse de l’acteur est décédée à son domicile de Baracé, dans le Maine-et-Loire, à l’âge de 94 ans.
Son vaste patrimoine immobilier comprend une maison dans le Val-Saint-Germain en Essonne, un appartement à Saint-Cloud avec vue sur la Tour Eiffel , une maison à Boulogne-Billancourt dans la région Hauts-de-Seine de Paris, et une maison à Boulogne-Billancourt en région parisienne. Pour ce dernier, une somme estimée à 2,7 millions d’euros.
