Valerie Bacot Enfants
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Valerie Bacot Enfants – Kevin Polette, le cadet de 21 ans, raconte : « Nous avions peur qu’il nous retrouve à notre retour ce soir-là, alors nous avons fait un caïn pour nous rassurer, puis nous avons campé ensemble plusieurs jours dans le salon.

C’est la mère qui l’a le mieux dit : “Nous ne pouvions pas rester, Daniel Polette était partout.” Pendant longtemps, rien n’allait ; c’était comme si nous pouvions encore entendre sa voix et sentir son odeur, comme s’il était encore en vie.

Le 22 juin, au deuxième jour du procès de Valérie Bacot pour le meurtre de son mari (son ex-beau-père qui l’avait maltraitée lorsqu’elle avait 12 ou 13 ans), les trois enfants Polette (le quatrième est encore mineur) ont défendu leur mère. , dont ils restent très proches.

La mère du cadet n’est pas à blâmer car elle a souffert pendant de nombreuses années sans personne pour l’aider et parce que la famille était isolée. “Nous n’avions pas le droit de faire des activités ni de voir des amis lorsque nous rentrions de l’école”, a déclaré le cadet. Tu veux qu’on fasse quoi, exactement ? Nous sommes allés au commissariat (la gendarmerie en réalité) avec Lucas (le meilleur ami du petit frère) et cela n’a rien donné.

Les enfants de Valérie Bacot se précipitent au secours de leur mère.

Mardi matin, la cour d’assises de Saône-et-Loire a entendu les témoignages de trois des quatre enfants de Valérie Bacot, accusée du meurtre de son mari le 13 mars 2016. Les agissements de leur père sont dévoilés et leur mère est défendue. avec véhémence. Il est décédé. Mort par balle dans la tête en milieu solitaire. Et c’est maman qui a mis la main sur le couteau.

Dans l’état actuel des choses, la situation est intenable sur le papier. Mais les enfants de Valérie Bacot ont affirmé à l’unisson ce mardi à la barre de la cour d’appel de Saône-et-Loire que la vie s’est grandement améliorée depuis que leur mère a commis le fait qui lui a valu d’être condamnée à l’isolement permanent pour activité criminelle.

Daniel est mort et a été enterré.

Un sentiment de réconfort flotte dans la maison familiale Baudemont depuis l’annonce de sa mort, quelques heures seulement après la fusillade. Si l’on en croit les déclarations de Kévin, Dylan et Karline, personne n’a agressé Valérie Bacot le soir du drame.

Au contraire, en fait. Tout le monde se rassemble pour la serrer dans ses bras, la rassurer et la cajoler. Dylan, le frère aîné, l’avoue : “Oui, nous sommes choqués, mais nous sommes surtout tristes de voir notre mère pleurer” (Ils sont bouleversés, mais c’est triste de voir leur mère pleurer). Valérie venait d’avoir 17 ans lorsque Dylan est né.

Lors du procès de leur mère, Valérie Bacot, accusée du meurtre de son mari en 2016, trois des quatre enfants Bacot témoigneront lundi devant le tribunal. Ce n’est pas grave, maman ; tout ira bien.

Lorsque sa mère lui annonce le décès de son mari, Daniel Polette, la fille unique de Valérie Bacot lui répond : Valérie Bacot a assassiné son mari bourreau le 13 mars 2016. Elle avait été battue, violée et victimisée. Au deuxième jour de ce procès très médiatisé, les enfants passeront à la barre.

Trois sur quatre, dont l’étudiante infirmière de 19 ans. Au présent, elle n’est pas particulièrement significative. Elle n’a pas aidé à cacher le corps comme l’ont fait son frère aîné et son jeune ami. Un vol de cadavre pour lequel ils avaient déjà été condamnés à six mois de prison en décembre 2019.

Deux des fils et une fille de Valérie Bacot ont parlé de leur passé et de leur reconstruction au deuxième jour de son procès après qu’elle ait été reconnue coupable du meurtre horrifique de son mari.

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De notre envoyé spécial basé à Chalon-sur-Saône :

Ils sont à la fois spectateurs innocents et complices de cette affaire où « il y a une vraie remise en question de la place de chacun ». Deux des enfants majeurs de Valérie Bacot, David, 22 ans, et Kilian, 21 ans, sont jugés avec elle cette semaine devant la cour d’assises de Saône-et-Loire pour “l’assassinat” de leur père, Daniel Polette.

En mars 2016, la femme tétraplégique a admis avoir tiré et tué l’homme de 61 ans qui était son beau-père avant qu’il ne devienne son époux et l’avait insultée, battue et prostituée. Elle a averti ses trois enfants aînés de rester à l’écart du chaos. David se souvient : « Notre mère nous a dit qu’elle avait tué notre père. » Puis, avec l’aide de ses deux fils et du petit ami de sa fille, il enterre le cadavre dans un boisé de La Clayette.

Valérie Bacot risque dès maintenant une incarcération permanente pour ses crimes. Le tribunal pour enfants de Mâcon a condamné trois jeunes hommes mineurs au moment des faits à six mois de prison avec sursis pour “recel de cadavre” en décembre 2019. Comment vivre en sachant qu’on a contribué à l’enterrement de leurs enfants ? père dans les bois ? demande le président à David et Kylian.

Les enfants de Valérie Bacot et Daniel Polette parlent d’avoir grandi avec les maltraitances de leur père. “Il a toujours été une personne violente. Il faut se baisser et entendre ce qu’il dit, a remontré Kilian. Cependant, le procureur général constate que personne dans la famille, les amis ou le milieu scolaire des enfants Polette n’a jamais remarqué de signes de mauvais traitements.

Seule Karoline* a réussi à éviter d’être touchée, selon ses frères. Mais en me livrant à des actes que je trouvais de plus en plus étranges. Il m’a demandé de venir dans son lit, m’a caressé les cheveux et m’a demandé si je portais ou non un pantalon sous mon pyjama pendant qu’il me regardait me déshabiller.

Je n’arrivais tout simplement pas à me sentir à l’aise avec ça. Quand Daniel Polette demande « comment elle va sexuellement » le 12 mars 2016, les choses vont de mal en pis. Un incident qui, selon Valérie Bacot, servira de catalyseur au meurtre de demain.

Après cinq ans, chacun a recollé les morceaux de sa vie, pour le meilleur ou pour le pire. Antoine*, l’ami d’enfance de Karoline, est un escroc. Le jeune homme, aujourd’hui âgé de 21 ans, a rompu tout lien avec les Polettes.

David travaille comme électricien dans le bâtiment Gueugnon. Il vit avec la même jeune femme depuis six ans et ils ont une fille. Il se dit « chanceux » à cause de cela. Kilian travaille dans l’atelier de réparation automobile de Paray-le-Monial.

Karoline, 19 ans, poursuit son « rêve » de devenir infirmière et est actuellement en troisième année de médecine. Enfin, Edwin* passe actuellement son examen de brevet et se dirige vers un CAP d’agent de sécurité, avec pour objectif ultime de devenir maître chien chinois dans le futur.

Après une thérapie de longue durée avec un psychologue, « il se porte bien malgré ses difficultés », comme l’a observé un enseignant. Le jeune de 15 ans ne veut pas entendre son père parler et souhaite donc changer le nom de famille.

Kilian est devenu le conseiller de confiance d’Edwin. Le jeune homme, qui a été félicité par le président pour son dévouement, a déclaré : “C’est moi qui m’occupe de lui, je ne voulais pas qu’il grandisse dans une maison”.

Me Béatrice Saggio, avocate au conseil régional de Saône et Loire et avocate d’Edwin au tribunal, déclare : “Vous pouvez être fière de la solidarité de votre fratrie.” En réponse à l’enquête du président, Valérie Bacot a déclaré : “Ça me fait du bien de voir que mes enfants vont très bien maintenant et qu’ils ont réussi tout seuls”.

Depuis le décès de Daniel Polette, la famille Polette est très unie dans son soutien aux accusés. David a déclaré : « J’espère que ma mère sera bénie et qu’elle vivra assez longtemps pour voir ma fille grandir. » Elle est incassable. Pendant des années, elle a souffert seule, sans personne pour l’aider, insiste Kilian. Les enfants de Valérie Bacot la défendent devant le tribunal.

Mardi, Dylan, Kevin et Karline Polette se sont présentés au bar. Leurs récits dressent un tableau plus complet d’un environnement domestique violent et humiliant. Après avoir vu leur mère tirer une balle dans la tête de leur père, les enfants ont transporté son corps sans vie et ont creusé une tombe en pleine nuit dans une forêt à quelques kilomètres de chez eux. maison. Pourtant, Dylan Polette, 22 ans, raconte que lui et son frère, également adulte, vivent dans la peur constante de la résurrection de leur père depuis sa mort le 13 mars 2016.

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